Melancolia

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dimanche 1 novembre 2009

[Travaux] Introduction du Cirque nocturne

Ce blog a succombé depuis longtemps à l'invasion du Spam, en plus de ne plus ressembler à rien avec son design tordu... eh, je devrais peut-être m'en occuper mais le PHP ça m'ennuie. En attendant, donc : Hiatus.

Et moi cette année je m'attaque au NaNoWriMo avec le cirque nocturne, que j'ai déjà introduit sur mon LiveJournal - et que je rajoute ici pour ceux qui se perdraient par là et n'auraient pas accès à LJ. Qui sait.

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vendredi 7 août 2009

Monarchie en blanc

Des rideaux blancs qui obéissent au vent plutôt qu’à ma main et imitent le ciel poudreux. Une mer de nuages à perte de vue au dessus de nos têtes ; il va encore pleuvoir aujourd’hui. Comment combler le vide ? Faire taire le silence ? C’est quelque chose de triste et d’inévitable, jour après jour, cette chute sans bruit dans l’ennui. J’aimerais remonter à la surface, peindre un sourire sur mes lèvres – toucher les tiennes. J’aimerais…

Ah. Soudainement, la solitude – comme une insulte. Plutôt une gifle.

Le silence est devenu pesant tout autour. Musique ! J’aimerais des rires, cela fait si longtemps qu’on n’en entend plus par ici. Musique ! Peu m’importe si je chante ou je déchante, tant que le silence cède enfin sa place. Le sol sous mes pieds est froid, blanc comme le ciel. Quelques notes en couleur pour égayer tout ça ? Même pas ?
… Ah, ça n’a pas marché, et je ne peux pas m’enfuir. Cela fait si longtemps que j’ai perdu la clef. J'aimerais penser à autre chose, oublier que je continue à tomber.
Le monde, lui, continue de tourner au dehors. Ici, drôle de cérémonie : le roi Silence couronne la Solitude et la prend pour reine. Ma reine à moi est tellement loin là-bas… quelle ironie que d'être assujettie ici alors que je n'accepte que son règne à elle. Le temps m'aura affaiblie. Une mer de vide à perte de vue, comme celle des nuages, s’étend au delà de la porte verrouillée – pourquoi me soucier d’une clef, sais-je seulement encore nager ? Personne pour m’apprendre, m’aider à renverser mes souverains. Il n’y a pas de révolte sire, pas la moindre révolution !
Non. Mes lèvres sont encore scellées. Pas de résignation, je sais que mon heure viendra.

Il pleut déjà ? Pourtant le ciel n’est même pas gris et les gouttes ne font pas de bruit en tombant. J’aimerais plutôt voir un arc-en-ciel. Oh, montre-moi comment c’est là-bas ! Je me lasse encore, j’ai peur à force de devenir transparente et froide comme le verre. A force de ne rien faire, de laisser le temps passer à travers.
Tes yeux à toi sont pleins de couleurs. Je n’aime plus le blanc ; aveugle-moi de couleurs, assourdis-moi de paroles ! En étant là, simplement là, tu serais ma révolution. La reine que je placerai sur le trône des souverains déchus, adieu Silence et Solitude. Belle, habille-toi de l'arc-en-ciel quand tu viendras ici, nous empêcherons le blanc de troubler ton règne.
J’ai peur du temps mais je suis patiente. Autant qu’il le faudra. Je saurais le faire en temps venu, n'est-ce pas ? Briser le verre. Car à mesure que passent les jours, je me demande...

Ne serais-tu pas ma clef ?

mardi 24 février 2009

Ennemis de la Magie

Il faudrait que je me diversifie un peu plus ; en attendant de prendre cette bonne résolution, Ignis Divine continue à se décliner en one-shot diverses à la chronologie douteuse, et je n'ai même pas honte. (Hm.) Cette fois-ci c'est Siren de Haine qui m'a inspirée pour un petit aperçu du contenu de son inséparable carnet.

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vendredi 23 janvier 2009

Danse avec moi

Elle allait et venait dans la pièce, tornade précise secondée par le tintement de ses talons aiguilles sur le carrelage, trop beaux, trop hauts, à se rompre le cou. Une déesse dansante ; chevelure vaporeuse couleur rubis, rivières de perles immaculées à son cou et sa taille, à ses poignets et chevilles, des yeux comme du corail frappé par le soleil. Autour d’elle s’enroulait son interminable jupe blanche, on l’aurait cru dansant dans les nuages. Elle m’invitait de ses bras ouverts à la rejoindre -danse, danse avec moi !- à danser avec elle sur l’air d’une infatigable boîte à musique, petit orchestre de verre tournoyant au bord de la fenêtre. Je voyais mon reflet dans ses ailes. M’emmènerait-elle au ciel ?
A peine tendis-je ma main qu’elle la serra dans la sienne faisant de moi le centre tournoyant de son ballet fredonné du bout des lèvres. Les hauts miroirs tout autour de nous imaginaient, à travers nos deux images multipliées à l’infini, une foule de danseuses nous entourant, imitant nos rires, nos moindres gestes et nos regards. Quelques plumes claires s’envolèrent et frôlèrent les gouttes de lumière des lustres réfléchies un millier de fois. Emmène-moi au ciel !
Un éclat de rire, de verre, de talons interminables contre le sol. Jupe blanche emprisonnant de ses volants ma jupe de voiles noirs ; en un tour sur moi-même j’étais à mon tour baignée de perles scintillantes qu’elle faisait tourner autour de nous. Pendant quelques secondes de mille ans j’avais des ailes, perchée sur la pointe de mes pieds nus.

Pendant quelques secondes de mille ans, le soleil étirait ses longs bras rougeoyants à l’horizon. Un coup de vent plus tard, un tapis de feuilles rouges recouvrait le sol. Bruits de talons étouffés, portes-fenêtres grandes ouvertes, l’air frais d’une fin d’après-midi d’automne envahissait la pièce. Feuilles rouges autour de nous, partout, sur les épaules dénudées de l’ange émerveillée, entre nos doigts entrelacés, imitant le ballet. Des paillettes de soleil diluées dans la fraîcheur ; notre immense boîte à musique aux mur miroitants se parait d’écarlate. Quelques secondes interminables.
Un dernier pas de deux avant que la nuit vienne tout draper de noir. Les yeux clos, je me savais protégée, douchée de longs cheveux rubis coulant sur mon visage, dissimulée au creux de bras et d’ailes refermées sur moi. La danse s’était ralentie pour devenir étreinte tout autour de moi, la chanson fredonnée s’était tue, laissant l’infatigable petite boîte à musique devenir le seul témoin d’un baiser volé, silencieux, dansé. Lèvres blanches sur lèvres nacrées ; mes pieds ne touchaient plus le sol. Emmène-moi au ciel !

Les ailes miroirs se rouvriront, l’ange se remettra à rire tout haut ; je sais que quand je relèverai les yeux, je serai seule allongée au centre de cette pièce drapée de nuit avec pour seule compagnie le silence. Je n’aurai plus d’ailes ni de musique sur laquelle danser et les miroirs me renverront mon reflet esseulé et celui de la Lune.

Alors je ne rouvre pas les yeux. Pas tout de suite. Je reste sur la pointe des pieds, encore un peu. Laisse la brume des songes se moquer de la distance et me ramener aux côtés de ma muse haut-perchée d’ordinaire si éloignée. Ensemble. Cette fois-ci, je mènerai la danse et mon chant couvrira les petites notes précises de la boîte à musique. Je l’emmènerai au ciel, à mon tour.
Le temps d’un rêve de mille ans.

Qu'importe le temps et la distance - Réserve-moi la dernière danse.

samedi 10 janvier 2009

Retour de flammes

Il aura fallu le temps pour que je me décide à rouvrir ce coin de net. Voilà qui est fait avec, pour l'occasion... *roulements de tambour* le début d'une énième nouvelle dans l'univers d'Ignis Divine. (Surpris, hein... ?) Elle est presque achevée à l'heure qu'il est, mais je cherche encore où la situer chronologiquement dans l'histoire originale. Pas sûr que je la finisse réellement, donc. Sur ce !

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